Liz, Patty et Ciella avait entrouvert très légèrement la porte de la chambre de Kid. Le garçon était assis sur son lit, Morgane sur lui, ils s’embrassaient langoureusement.
La meisteur avait sorti les deux armes de leur lit et les avaient emmenées là.
- Ouah, t’avais raison, c’est surprenant... Murmura Liz.
Quand la porte se ferma, alors que la tronçonneuse jetait la chemise de son frère par terre. Victor avait la poignet dans la main, il regardait les filles par au-dessus, et il semblait pas super content.
- Qu’est-ce que vous faisiez ? Demanda-t-il.
- Rien ! S’exclamèrent les trois filles sur une même voix.
- C’était une question idiote, je connaissais la réponse, et mon maitre ne désire pas que vous le voyez en ce moment. Il est occupé, pourquoi ne pas revenir plus tard ?
- Juste une question, la première fois qu’on s’est vue, t’était bizarre, pourquoi t’es tout gentil depuis qu’on est parti à la Shibusen ? Questionna Liz.
- Je peux redevenir comme avant si ça vous chante. Je change en fonction de mon maitre, donc ...
- Comme avant, et si ce n’est pas trop indiscret, c’était qui ton maitre avant ?
Victor éclata de rire d’un air fou, et se baissa pour appuyer son index sur le nez de Liz.
- Ça ne te regarde pas, sale salope ! Je suis le chef quand les patrons sont pas là ! Ils couchent ensemble là, non ?
Les sœurs Thompson s’esclaffèrent bruyamment, Ciella, elle restait de marbre.
- J’vais prendre ça pour un yes ! C’est cool le porno en live ! C’est beaucoup mieux que Youporn !
Victor entrouvrit la porte et regarda, pendant que les deux armes éclataient de rire.
Le meisteur s’approcha de lui.
- Tu es une arme. Quoi ? Je veux te voir.
Son visage enjoué de gamin, se transforma en une grimace dégouté.
- Tu touches, tu meurs. Enfin, ça c’est si je n’ai pas envie, sinon tu peux sans problème, au risque de devenir folle et que ton âme m’appartienne pour toujours.
- Mais Morgane ? Elle t’utilise souvent, je crois. J’en aie le souvenir. Pourquoi elle n’est pas folle, ni morte ?
- Elle s’est spéciale, et puis son âme m’appartient déjà. Ils ont tous l’impression que je suis leur pion, mais enfaite, c’est moi qui me sers d’eux, et quand ce sera finie, je dévorerais leurs âmes. Comme j’ai dévorais celle de leur mère.
Il dit ça avec un sourire sadique, il se retourna vers Ciella qui était assise par terre et s’agenouilla face à elle en pour prendre son menton entre deux doigts en le soulevant. Plongeant ses yeux dans les siens.
- Et ensuite, je mangerais la tienne. Et tu seras à moi aussi, tu l’as était dès le jour où tu as m’a touché quand elle n’était pas là. Depuis que tu m’as pris entre tes mains, ton âme est devenue mienne. Tu m’appartiens corps et âme. Tu es une damnée, tu es ma damnée.
Ciella aurait voulue criait, appeler au secours, mais une boule au fond de sa gorge l’empêchait de produire le moindre son. Il souriait, un grand sourire, qui égayait son beau visage. Ses yeux d’un bleu comme la mer devinrent rose, fuchsia l’espace d’une seconde. Il s’approcha un peu plus de la fille.
- Tu es à moi ...
Encore plus.
- Rien qu’à moi...
Plus près encore.
- Tu ne peux pas d’échapper.
Plus que quelques centimètres.
- Où que tu sois je te retrouverais.
Assez près pour qu’elle sente son souffle sur ses lèvres. Pourquoi Liz et Patty ne faisaient rien ?
- Je les aie fait partir, il y a peu. Il n’y a plus que toi et moi.
Assez pour que leur nez ce frôlent.
- Et quand j’en aurais finie avec eux, je m’occuperais de toi. Death, famille. Mais maintenant, il me manque la fille Phantomhive, j’ai déjà tué tous les autres. Enfin, on m’a aidé.
Il était tellement près qu’elle n’aurait pu le repoussé habilement. Victor pencha légèrement sa tête, et approcha ses lèvres des siennes. Ciella tenta de le poussait du mieux qu’elle put, mais il ne bougea pas d’un pouce.
Il se recula et prit son poignet dans sa main.
- Je suis plus fort que n’importe qui, tu ne pourras pas me repoussés aussi facilement.
Il enfonça l’ongle de son pouce dans ses veines. Avec une force presque incroyable, il entra son ongle dans sa chair, et du sang gicla. Ciella regarda son poignet dégoulinant de sang, elle allait surement mourir.
- Pff, tu ne mouriras pas aussi facilement, ce n'est pas dans ta nature ...
- Hei-hein ?
- Oui, tu es plus spéciale que tu ne le penses, petite Tamia ...
- Dites-moi !
Un sourire sadique égaya ses lèvre.
- Jamais, tu le découvriras toute seule ...
Il se redressa et Liz et Patty arrivèrent enfin.
- C’était une bonne idée d’allée chercher des cookies ! S’écria l’ainée en montrant la boite que tenait sa cadette.
- Oui ! Approuva l’autre un gâteau dans la bouche.
Victor frappa à la porte de la chambre de Kid qu’il avait fermé bien avant.
- Non. Répondit une voix qui semblait être celle du garçon.
L’homme entra quand même dans la pièce et referma la porte après.
Morgane était allongée sur son frère et roucoulé gentiment pendant qu’il lui caressait les cheveux, le plus vieux s’était rendu compte qu’il aimé faire ça dès que c’est émotions n’était pas neutre, tristesse ou joie.
- J’ai dit quoi ? Victor, t’es pas sourd, et je crois que tu connais la signification de "Non". Gronda le meisteur.
- Pardon monsieur, mais trois jeune fille vous espionnaient.
- Bute-les. Vic-chan, je croyais que tu aimais ça. Rétorqua Morgane.
- Vous ne voulez pas les voir ?
- Non. Répliquèrent les enfants sur une même voix.
- Et puis qu’est-ce qu’elles penseraient si elle me voyait là, futur Shinigami, s’affichant avec dans son lit une fille étrange qui gueule sur tout le monde et pète des plombs toute seule ? Demanda le jeune garçon.
- Quel veinarde. Répliqua la fille en l’embrassant.
- Elles ont des cookies. Appris Victor.
-Enfaite, fait les entrer !
Le garçon regardait sa sœur avec étonnement.
- Pourquoi ?
- Elles ont des cookies ! Y a peu de choses qui me font plier, toi et les cookies.
Liz, Patty et Ciella entrèrent dans la chambre. Morgane fronça les sourcils et se colla encore plus contre Kid, qui échappa une plainte d’exaspération.
- Cookies. Ordonna-t-elle en tendant la main.
Patty lui donna la boite, et dès ce moment, Ciella, Kid et Victor sentirent la fille décroché de la conversation. Elle ouvrit le paquet et enfourna un cookie avec un grand sourire délicieusement idiot qui étonna les deux sœurs qui ne l’avait jamais vue comme ça.
- Bon, pourquoi est-ce que vous nous espionnaient ? Demanda le garçon avec un air dur.
- Parce que. J’avais envie. Décréta Ciella.
- C’est pas une raison. C’est comme si je disais que je voudrais te regarder te doucher ou te changer.
- Tu pourrais si tu voudrais.
Morgane éclata de rire, la boite de cookies était vide.
- C’est pas une pouf sans forme comme toi qui vas lui plaire. Cherche pas, ma petite salope, t’es pas taillé pour l’avoir, il est trop parfait pour toi. S’exclama la fille en prenant les mains de son frère et en la posant sur ses seins nue.
Il devint rouge pivoine et son regard se détourna.
- Il est à moi. Rien qu’à moi.
Elle lui tira la langue.
- Pourquoi il serait à toi ? Il n’est pas plus à toi, qu’il n’est à moi. Rétorqua Ciella.
- Pff, tu te crois de taille ? C’est pas une fille de pute dont les parents sont morts dans un accident, qui s’est fait sauver deux fois alors qu’elle était au pire point, qui va pouvoir baiser les pieds du dieu du nouveau monde ! Vous n’êtes pas du même monde, dieu et salope des bas-fonds, c’est pas la même chose.
Elle prit le bras gauche de son frère, le poignard qui était resté sur la table de nuit et lui trancha les veines. Sans quitté Ciella des yeux, elle lécha le sang de son frère.
- Du sang de roi, de dieu, de kishin et de sorcière. Dit le dit comme tu veux mais il est au-dessus de tout. Même moi, je ne suis qu’une larve devant lui. Le seul qui pourrait lui arriver à la cheville et encore, c’est Victor.
- L’amie de madame est beaucoup mieux placé. Dit le concerné sans ciller.
- Kiyomi ? Oui, c’est possible !
Ciella souffla avec un air désespéré.
- Vous allez arrêter de dire des trucks que personnes sauf vous deux comprennent ?
- Désolé chérie, mais faut lire le journal, ou regarder la télé, ou écouter la radio, mais informe toi !
- Bah, je fais ce que je peux, je connais pas tous les super plans de méchants que vous concoctez à deux !
- C’est dommage ! Mais tu as un train de retard chérie, t’as rien capté à ta vie. Toi, t’es mon pion. Mon pion qui va me permettre de réaliser mon rêve, tu t’en souviens de ça, non ?! Tu me l’as promis ! Et maintenant, tu ne peux plus faire demi-tour, le pacte est signé, pas question d’annulé le contrat !
Les larmes vinrent aux yeux de Ciella. Comment avait-elle put faire cette promesse idiote ? Oui, elle l’avait fait. Espèce d’idiote, se gronda-t-elle. Elle regarda Kid, il semblait absent, lointain, dans un autre monde, une idylle ou un cauchemar ? Alors comment serait-il ? Y serait-elle ? Et Morgane ? Surement, il semblait lui accorder toute son attention. Elle était tellement parfaite et intouchables par apport à elle. Pourtant, Victor, si elle arrivait à lui soutirer des informations, pourrait l’éclairer vraiment.
- Bon, vous pouvez dégager. Merci, et au revoir. Je dois m’habiller. Victor, fait les dégageait. Ordonna la sœur de Kid.
Ciella sortit suivit des sœurs Thompson. Morgane caressa les cheveux de son frere.
- Ça va ? Elles sont partie.
Elle le prit dans ses bras.
- J’ai pas envie de les revoir, j’ai juste envie de rester là, pour toujours, avec toi. Murmura-t-il.
- Moi, aussi, j’ai l’impression que c’est de plus en plus dure de lui répondre, je ne veux plus me battre ...
Un rire retentit.
- Vous êtes au plus mauvais point. Si tu perds ta passion, chérie, je te tue. Ton âme ne doit pas changer. Plus elle est tourmentait, meilleure elle est. Persifla Victor en passant une main dans ses cheveux.
- Victor, je vais la tuait, ou il me tuera, je ne supporterais pas de voir ce monde rester le même après une telle guerre contre moi-même. Je ne cesserais jamais de me battre.
- Comme c’est meugnon !
Morgane se leva, remit sa nuisette, s’approcha de Victor et le baffa violement. Elle mit ses mains sur ses hanches.
- Victor William Atlandia, je vous prie de bien vouloir arrêtait de vous foutre de moi. Jusqu’à ce que je meure, vous m’appartenez et vous m’obéissez. Je suis reine en ce royaume, et vous êtes mon serviteur. Je me permets de vous remettre à votre place quand vous faites l’insolent. Ne vous croyais pas trop fort.
- Oui, madame ...
- Plus fort. Je ne vous entends pas. Et comme vous l’avez si bien dit la dernière fois, la seul personne à qui je fais des fleurs, d’autres chances, c’est lui.
- Oui, madame. Vos désirs, sont mes ordres.
- J’espère bien. Jamais, jamais, vous ne vous aviserez de lever la voix contre moi, ou même de me menacez ou m’insultez. Vous n’êtes qu’un enfant, un bébé, qui joue dans la cours des grands.
Elle lui envoya un coup de genou là où ça fait mal. Il grimaça.
- Tu fais l’enfant avec moi, Victor, serait-ce pour ça que je peux te faire mal ? Que je suis la seule qui peut te faire vraiment mal ? Tu es intouchable, invincible.
Elle prit son col et tira dessus, elle fit une grimace de dégout.
- Tu pourrais me tuer maintenant, pourquoi tu ne le fait pas ? Peut-être parce que qu’est-ce que quelque chose t’en empêche... Une promesse ? Un sentiment ? Un pacte ? Quoi ?
Il la repoussa d’un coup de main.
- Je ne te le dirais pas, peut-être que sur ton lit de mort... Je ne sais pas. Tout de façon, tu devrais être contente, par si ce que pouvais, je ne te tuerais pas, je te torturais pour toujours, m’assurant que tu souffres sans jamais connaitre le repos. Mais je ne peux pas ...
Elle se recula, lui tourna le dos et tourna un peu dans la pièce.
- Victor, qu’est-ce que tu as d’humain ? A par cette apparence charnelle. Tu ne ressens jamais rien. Ou pas assez fort pour que tu sois vraiment vivant.
- Pff, qu’est-ce que tu en sais ? Tu es voyante ? Tu peux lire en moi ?
Elle se retourna et sourit franchement, pas de détour, ni d’ironie.
- Si tu m’aime vraiment, si je compte pour toi, si tu veux dévoré mon ame dans le feu de ta folie, si tu veux bien rester avec moi pour toujours, embrasse-moi.